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Le Québec est à l’heure des choix. Il est mûr pour une nouvelle façon de faire en agriculture, comme le soulève le rapport de la Commission sur l’avenir de l’agriculture et de l’agroalimentaire. Il faut amener le grand public, mais également le plus grand nombre de producteurs agricoles, à se préoccuper du retour au libre choix syndical en agriculture.
À cet effet, les étudiants et les étudiantes de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation de l’Université Laval ne pouvaient mieux résumer la pensée de notre coalition dans leur mémoire présenté à la Commission en 2007 :
«Nous croyons fermement à l’avenir de ce secteur. Par contre, plusieurs indices portent à croire que nous avons atteint, en quelque sorte, les limites du modèle agricole actuel. En effet, l’environnement dans lequel l’agriculture et l’agroalimentaire évoluent présentement diffère grandement de celui qui a donné le jour à la plupart des politiques en cours. Ainsi, sans renier les gains importants faits par l’organisation actuelle des politiques agricoles, nous croyons qu’il faut faire preuve d’autant d’audace qu’à l’époque qui nous a précédés afin de redéfinir la place de l’agriculture dans la société. Puisque les besoins changent, il nous semble normal que l’agriculture et l’agroalimentaire évoluent avec eux».
Se tourner vers l’avenir veut dire devenir proactif et imaginer des solutions. Il faut ouvrir de nouveaux sentiers et ne pas avoir peur de remettre en question les modèles en vigueur, car c’est une des qualités entrepreneuriales essentielles pour développer une agriculture viable à long terme. Il doit y avoir une place pour chaque agriculteur si nous souhaitons avoir un vrai Québec dans notre assiette.
Finalement, notre coalition fait siens les attributs de l’agriculture de demain telle que proposée dans le rapport Pronovost :
LES ATTRIBUTS DE L’AGRICULTURE DE DEMAIN
Quelles devraient être les caractéristiques de l’agriculture de demain? Dans le contexte québécois, compte tenu de notre histoire, de notre culture, de notre climat, de l’état actuel de développement du secteur agricole et agroalimentaire, et de nos avantages concurrentiels, la Commission estime que l’agriculture de l’avenir doit :
• être multifonctionnelle, c’est-à-dire aller au-delà de son rôle nourricier; • avoir pour mission première de contribuer à nourrir les Québécois; • être plurielle par la diversité de ses entreprises et de ses productions; • reposer sur une culture entrepreneuriale; • être hautement professionnelle dans ses pratiques; • épouser le développement durable; • tirer profit de son plein potentiel.
Rapport CAAAQ, page 36
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