Rétablir les faits
Affirmation : L’an dernier, 93 % des producteurs ont demandé leur carte de l’UPA.

FAUX : Il n’existe aucun processus de renouvellement périodique du membership de l’UPA tel que souligné par le rapport Pronovost.  Un peu comme le membre d’un club vidéo, le producteur inscrit il y a 20 ans le demeurera, par défaut, à vie. Il devra entamer des procédures de démission en écrivant une lettre à sa Fédération régionale ou encore perdre son statut d’agriculteur pour cesser d’être membre du syndicat.


Affirmation : Si les agriculteurs ne voulaient pas faire partie de l’UPA, il n’y aurait pas un taux d’adhésion de 93 %.

FAUX : Le taux d’adhésion à l’UPA ne veut rien dire en raison de l’absence de liberté vraie et complète d’association. Seul le pluralisme pourrait justifier son membership.

Un agriculteur, qu’il soit volontairement membre ou non de ce syndicat unique, est obligé par la loi de le financer. D’ailleurs, privés du droit fondamental de pouvoir choisir quel organisme les représentera, des milliers de producteurs ont été poursuivis en justice, refusant de payer au nom du principe démocratique.

Mais les agriculteurs ont été forcés de rentrer dans les rangs quand  la loi 85 a rattaché le remboursement de taxe foncière agricole à la cotisation syndicale.  Cette loi fut d’ailleurs dénoncée avec force par le Barreau comme étant abusive et discriminatoire.  


Affirmation : Un agriculteur n’est pas obligé d’être membre de l’UPA.  Donc,  la liberté d’association est respectée.


FAUX :
Comment peut-on parler de liberté alors qu’il n’existe aucun choix et aucune élection?  
Comment peut-on parler de liberté alors que nous sommes forcés de financer un seul organisme?
Comment peut-on parler de liberté alors que seule l’UPA peut voir la liste des agriculteurs?
Comment peut-on parler de liberté alors que des milliers d’agriculteurs ont été poursuivis?

La liberté d’association ne peut exister sans être assortie de la liberté de choisir qui nous représente et en ce sens, les agriculteurs ont perdu leur liberté en 1972.


Affirmation : De nombreux syndicats ailleurs dans le monde envient le modèle québécois en matière d’association.

FAUX : Certains syndicats et même certaines entreprises privées du monde entier accepteraient volontiers de profiter  d’une situation de monopole. C’est pour cette raison qu’il existe un peu partout des lois antitrust pour contrer les monopoles. Ces lois ont pour but d’éviter les abus de pouvoir et les dérives démocratiques.

Nulle part ailleurs, ni au Canada ni à l’étranger, n’existe un tel monopole syndical. Le Québec est le seul endroit connu où règne un tel déni de la démocratie.


Affirmation : Notre modèle syndical nous a permis de sauvegarder les fermes du Québec.

FAUX : Cette affirmation renferme un mépris peu banal envers toute la classe agricole. Elle attribuerait au régime syndical en place tous les succès de notre agriculture. Or, c’est le travail acharné des agriculteurs qui permet à chaque heure de chaque jour de sauvegarder nos fermes.  C’est à eux que revient tout le mérite et à personne d’autre.

D’ailleurs, le monopole syndical n’a rien à voir avec le succès de nos fermes ou la force de l’agroalimentaire au Québec. La preuve est que la France (par rapport à l’Europe) et l’Ontario (par rapport au Canada) en sont les leaders respectifs de l’agriculture, avec le pluralisme et la liberté complète de s’associer.

Comme quoi la liberté syndicale semble stimuler l’économie!